Les français et le paiement des factures

Payboost a demandé à l’institut de sondage Opinionway d’interroger 1 000 français représentatifs sur leurs habitudes concernant le paiement de leurs factures.

Dans le cadre de cette étude, nous leur avons posé des questions simples, comment ils paient leur facture, s’ils sont en retard et pourquoi… Et nous avons décliné ces questions pour chacune des principales charges fixes : loyer, internet, téléphone, eau, loyer, cantine scolaire, charges de co-propriété…

Voici les 4 principaux enseignements que nous en tirons. Nous pensons que chaque directeur clientèle ou de la gestion locative devrait les avoir en tête alors nous les partageons avec plaisir.

1. Les français sont d’assez bons payeurs… mais pas tant que ça

9 % des français disent qu’ils paient en retard leur facture. Ce chiffre paraît faible de prime abord. Les français honorent globalement leurs échéances à temps.

Mais ce chiffre de 9 % représente des enjeux financiers considérables. Pour un grand bailleur social, cela représente environ plusieurs dizaines de millions d’euros « dehors ».

Les retards de paiement des factures / Etude Opinionway pour Payboost

2. La précarité pèse sur le recouvrement des facture

Parmi les français qui gagnent moins de 12 000 € par an :

  • 1 sur 4 a déjà été relancé par un huissier ou un cabinet de recouvrement
  • et 1 sur 5 a eu une coupure ou une saisie

Plus leurs revenus sont faibles, plus les français sont favorables à ce que leurs créanciers mettent en place des solutions de facilité de paiement et de la personnalisation.

Les français qui gagnent moins de 12 000 € par an pensent que les créanciers devraient proposer ces solutions pour ceux qui ont du mal à payer leur facture. Ils sont en particulier intéressés par :

  • 88 % : adapter la date de paiement à chaque personne selon sa situation
  • 86 % : faire des échéanciers, étaler les paiements dans le temps
  • 75 % : permettre des délais de paiement plus long et des échéanciers
Les solutions pour facturer les précaires / Etude Opinionway pour Payboost
Par ailleurs, il est intéressant de noter que tous les français, quelque soit leur revenu, plébiscitent l’idée que leur créancier pourrait les aider à mieux gérer leur budget… Les fins de mois difficiles touchent toutes les classes sociales et les français reconnaissent un rôle de premier plan aux créanciers par rapport à cet enjeu.

3. Le consommateur est de plus en plus connecté

C’est une tarte à la crème car le commerce l’a bien compris depuis longtemps. Le brevet d’Amazon sur l’achat en ligne en 1 clic date d’il y a tellement longtemps qu’il a vient même de tomber dans le domaine public. Pendant ce temps, une grande partie du monde du paiement des factures est resté ankylosé dans des habitudes parfois très poussiéreuse.

Pourtant, les attentes des français sont bel et bien forte en la matière :

Les français veulent pouvoir payer sur mobile, en particulier les jeunes (51 % des moins de 25 ans souhaitent pouvoir payer sur leur mobile)

Les français veulent pouvoir adhérer facilement et en ligne au prélèvement automatique, en particulier les revenus au dessus de la moyenne (81 % des français gagnant plus de 42 000 € souhaitent pouvoir adhérer en ligne au prélèvement automatique).

4. Le paiement est une chaîne

Plus on connait en avance le montant de sa facture, plus on est en prélèvement, et moins on a d’impayé

Par exemple, la facture internet est connue à l’avance (88 % des français connaissent son montant). Par conséquence, les débiteurs utilisent massivement le prélèvement automatique (88 %) et il y a peu d’impayés (1% des français déclarent la payer en retard).

A l’inverse, la facture de cantine scolaire est peu maîtrisée (seulement 57 % en connaissent son montant). Logiquement, le prélèvement automatique est faiblement utilisé (22%). Les français prélèrent plutôt utiliser d’autres moyens de paiement comme les chèques (37 %) voire la carte bancaire (9 %). Pourtant, ces moyens de paiement ont l’inconvénient d’être plus coûteux (le coût de traitement d’un chèque est 10 fois supérieur à celui d’un prélèvement SEPA) et surtout moins pratiques car il faut attendre que le débiteur pense à payer. Tout naturellement, le taux d’impayé explose (8% des français déclarent la payer en retard, et même 1% avec plus de 1 mois de retard !).

Ce cercle, qui peut être vicieux ou vertueux, entre la facturation, le taux de prélèvement et le taux d’impayé, est un excellent exemple de saisir l’important de ce que nous appelons la chaîne de paiement.

Les moyens de paiement pour payer les factures / Etude Opinionway pour Payboost
Vous pourrez retrouver la synthèse de l’étude sur le site Payboost ici tout en bas de la page.